The Diary of a Chambermaid

The Diary of a Chambermaid

by Octave Mirbeau

"I am no saint; I have known many men, and I know, by experience, all the madness, all the vileness, of which they are capable.

But a man like Monsiuer?" -- from THE DIARY OF A CHAMBERMAIDThe famous anarchist and art critic Octave Mirbeau (1848-1917) inspired not one but two films (from Jean Renoir and Luis Bunuel) with his often forgotten classic THE DIARY OF A CHAMBERMAID.

  • Language: English
  • Category: Classics
  • Rating: 3.55
  • Pages: 392
  • Publish Date: February 6th 2007 by Harper Perennial
  • Isbn10: 0061237256
  • Isbn13: 9780061237256

What People Think about "The Diary of a Chambermaid"

L'auteur, limité par le cadre qu'il s'est imposé (il est le simple intermédiaire qui nous fait parvenir ce texte présenté comme authentique), se retrouve parfois contraint à une gymnastique quelque peu scabreuse pour inclure certaines scènes, comme celle d'un dîner prétentieux (on imagine difficilement la femme de chambre rapporter dans son journal la conversation à laquelle elle aurait assisté, surtout que l'on nous fait part du sentiment de ridicule du maître de maison)

Mais lapproche réaliste se révèle très rapidement un canular, une ironie à ladresse de lambition des écrivains du célèbre courant deffacer les frontières entre lart et la vie, car Mirbeau dénonce sarcastiquement les conventions littéraires, en montrant avec volupté le caractère artificiel de lart, aussi sur le plan de laction que sur celui de la composition et du style, et en devenant ainsi un très intéressant précurseur du postmodernisme. Prenons, par exemple, la voix narrative, Mlle Célestine, le narrateur héros non fiable non seulement parce quelle jette le doute sur certains événements quelle raconte en faisant des suppositions qui ne seront jamais éclaircies, mais aussi à cause de ses interprétations trop astucieuses, trop profondes pour une femme de chambre, peu importe son éducation : javertis charitablement les personnes qui me liront que mon intention en écrivant ce journal et de nemployer aucune réticence, pas plus vis-à-vis de moi-même que vis-à-vis des autres. Enfin, si le titre promet une critique sévère de l upper class par les yeux de ceux qui ont accès à tous ses secrets, les serviteurs, et la remplit pleinement, cette promesse il promet aussi, implicitement, un contraste entre ces deux classes sociales en faveur de celle plus humble, évidemment et cela nest pas tout à fait vrai : la corruption des maîtres est secondée par celle des domestiques dans une perpétuelle compétition du plus fourbe, du plus rusé, comme William enseigne sagement à Célestine : Il ne faut jamais se plaindre de la bêtise de ses maîtres, ma petite Célestine Cest la seule garantie de bonheur que nous ayons, nous autres Plus les maîtres sont bêtes, plus les domestiques sont heureux Cest un monde pas mal vicieux, celui imaginé par Mirbeau, un monde sans aucun espoir de rédemption, un monde où, comme remarquait génialement Noël Arnaud dans la préface, on voyage jusquau bout de la nausée .

Ne kadar da yalnzdr.

I usually read the source first and then watch the movie adaptation(s), this time I couldn't help myself. It's easy to see why Luis Buñuel adapted this (already having directed The Exterminating Angel and later making The Discreet Charm of the Bourgeoisie). When alls said and done, the truth is that a girl like me is defeated even before she starts, wherever she may go and whatever she may do poor human dung, nourishing the harvest of life and happiness for the rich to gather and use against us " "How they infuriate me, these respectable people, with theirsavage contempt for any girl who happens to go wrong, and their everlasting nagging about our moral behaviorof course, none of this prevents the master, despite all his morality, pulling you on to a sofa or bed as soon as he gets a chance, and as often as notleaving you with a child on your hands.

Mirbeau était sans doute le fustigeur le plus acharné des murs de son temps: dans son uvre il dénonce la corruption et la violente immoralité de la bourgeoisie française, qu'il nous présente sous forme de personnages vils et mesquins et de milieux sordides qui évoquent les scènes peintes par Gustave Courbet quelques années auparavant. Le grotesque, la laideur, la saleté cachés derrière la façade respectable d'une société pourrie et débauchée par la prospérité ou la frustration du désir: voilà la scène où Célestine, une jeune femme de chambre, passe d'une maison à l'autre et d'un ménage à l'autre, en nous racontant sous forme de journal intime les événement les plus piquants et absurdes qui se passent dans les salons (et les chambres à coucher) des ses employeurs.

Adna bakp da sadece bir hizmetçi kzn gönül maceralarnn anlatldn sanmayn; romanda cinsellikle politika baa ba ilerliyor.

Célestine a bien sûr ses propres opinions, mais on n'a pas l'impression que l'auteur veut nous faire penser ce qu'elle dit. Célestine pense à ce problème au milieu de ses activités et de ses souvenirs, et malgré le fait que ça n'avance pas comme un livre "normal" on ne peut pas arrêter de lire.